Et rester vivant

Publié le par Eze3kiel

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/5/8/1/9782283025185.jpgde Jean-Philippe Blondel

Editions Buchet-Chastel5e43afdf

 

Résumé éditeur :

"Depuis, quand on me croise, on compatit. On me touche le coude, on m'effleure le bras, on refoule les larmes, on me dit que c'est bien, que je suis courageux, que ça va aller, hein ? Je ne réponds pas. Je laisse glisser. Je continue d'enchaîner les longueurs dans ma piscine intérieure et je fais attention à ce que le chlore ne rougisse pas mes yeux."

Avoir vingt-deux ans -et plus aucune attache. Rouler sur les routes californiennes. Vivre des rêves éveillés et des cauchemars diurnes. Comprendre que l'important, désormais, c'est de continuer coûte que coûte.

Et de rester vivant.

 

Oula ! encore un livre pour adulte, je ne me reconnais plus en ce moment. Mais il faut dire que je craque très facilement sur les livres de Jean-Philippe Blondel et ce n'est pas encore celui-ci qui me fera changer d'avis.

J'adore ces livres !

Comme d'habitude, dès les premières pages, j'ai plongé dans l'histoire ; son style d'écriture n'y est sûrement pas pour rien. Dans ce roman, il semble dévoiler un pan important de sa vie, de sa jeunesse. Une période difficile faite de deuils et d'introspection : quatre ans après la perte de sa mère et de son frère dans un accident de voiture provoqué par son père, chauffard plutôt que chauffeur, celui-ci décède aussi. Le narrateur reste le seul survivant et a beaucoup de mal à continuer à vivre. Il décide donc de partir pour Morro Bay, à cause d'une chanson de Lloyd Cole (Rich), avec son ex-petite amie et son meilleur ami (accessoirement nouvel ami de son ex-petite amie... hum, je sais pas si je me fais bien comprendre !) qui sont les deux personnes qu'il aime le plus au monde. Un road-movie ponctués de magnifiques rencontres et d'instants inoubliables et tout ça avec humour (noir parfois) et sans jamais tomber dans le pathos.

J'ai passé de très bons moments avec eux, des moments tendres, heureux, parfois très drôles, voire tristes.

J'ai refermé ce livre avec un petit pincement au cœur, un petit quelque chose qui touche là où ça fait mal ; je trouve qu'on retrouve toujours un peu de soi-même dans les livres de Jean-Philippe Blondel et c'est certainement pour cela que j'aime autant ses livres.

 

Ma note :

 

Publié dans Chez les adultes

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